LA TOUR DE L’EGLISE ABBATIALE

C’est la seule partie de l’église qui ait résisté aux

bouleversements du temps.Avec ses 54 m de hauteur,

elle reflète l’opulence des lieux à l’époque de sa

construction,à la fin du XVIIIe siècle,peu avant le

départ des derniers moines.La règle cistersienne

prévoyait,au départ,un campanile beaucoup plus

modeste.

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LES TEMOINS DU PASSE.

LE GRAND ESCALIER .

Six siècles après sa création,l’Abbaye de Cambron

n’avait plus que des rapports ténus avec la modestie

de ses origines.Le plus bel exemple de cet esprit de

luxe ostentatoire qui avait gagné les moines est l’

escalier d’honneur.

Reliant les étangs à la partie haute du monde de

Paradisio,où se situait le palais de l’abbé,ce

superbe escalier à trois volées de marches qui

enjambe une allée de la Dendre orientale donne

dans le grandiose et explique pourquoi les

rumeurs populaires colportaient les termes peu

flatteurs de « Cambron la pervertie ».Il est d’ailleurs

saisissant de comparer ce monument à « la table

des moines » posée au bord  des étangs:une dalle

de pierre toute simple placée près d’une source

rafraîchissante…….

Construit en 1776,l’ouvrage aurait fait dire à l’empereur

d’Autriche Joseph II:

« Cet escalier est l’un des plus beaux d’Europe mais il

ne mène pas au paradis! »

Aussi,pour se venger-c’est du moins ce qu’affirme une

légende tenace-les bons frères auraient brûlé l’effigie

de l’empereur au pied de la tour.

Mal leur en prit,puisque treize ans plus tard,l’empereur

classa Cambron dans la liste des monastères inutiles.

La révolution française fit le reste:les autorités de la

première République française précipitèrent sa chute

puis vendirent les propriétés des moines comme

biens nationaux.

Le grand escalier

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